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Coronavirus

Coronavirus : 11 cas détectés dans le Grand Est

« Jusque là nous étions au stade 1, là nous passons en stade 2 » annonçait hier Yves Séguy, secrétaire générale de la préfecture du Bas-Rhin, lors d’une conférence de presse retransmise dans toutes les préfectures de la grande région. Le stade 1 de l’épidémie visait à freiner l’introduction du virus sur le territoire. Avec, l’identification de 11 cas sur le territoire du Grand Est, la région passe au stade 2 qui vise à freiner la propagation du virus.

Pour rappel, le coronavirus Covid-19 est apparu en Chine en décembre 2019. Il se manifeste par différents symptômes semblables à la grippe : fièvre, toux… agrémentés de difficultés respiratoires qui peuvent être importantes en fonction des patients. Cette maladie reste bénigne dans 80 % des cas et les chercheurs estiment le taux global de mortalité du virus à environ 3,2 %.

  • Huit cas à Strasbourg et 3 à Nancy

L’ARS Grand Est a fait, hier soir, un point sur la situation de ces différents cas. Les deux premiers cas détectés sont un couple, tous deux originaires du Bas-Rhin qui revenaient d’un voyage en Italie, et plus particulièrement de Lombardie. Après avoir été pris en charge au CHRU de Strasbourg, ils ont été renvoyés chez eux avec pour consigne de limiter leurs déplacements, de porter un masque et de respecter toutes les mesures d’hygiène. L’hôpital de Strasbourg a également pris en charge une mère de 27 ans et ses deux enfants, ainsi que le grand-père de 57 ans. Ces Haut-Rhinois sont dans un état qui ne suscite pas d’inquiétude. Néanmoins, leur chaîne de contamination, c’est-à-dire les personnes avec qui ils ont pu être en contact, n’a pas été encore totalement définie. Une autre famille a elle été prise en charge par le CHU de Reims, avant d’avoir été transféré il y a quelques jours à celui de Nancy. Le père de 50 ans, sa compagne et son fils de 23 ans revenaient de l’Oise, une zone reconnue comme étant un cluster. L’état de santé du père a été qualifié « d’inquiétant » par le centre hospitalier de Nancy. Enfin le dixième et le onzième cas sont un père et son fils, gérés par l’hôpital de Strasbourg. Tous deux étaient en provenance de l’Oise et leurs états ne suscitent pas d’inquiétude.

  • Si l’épidémie s’étend, est-ce que la région est prête ?

On peut évidemment s’attendre à voir les cas se multiplier. La région et l’Agence Régionale de Santé en sont conscients et disent se tenir prêts. Aujourd’hui, il existe deux établissements de santé de référence : Strasbourg et Nancy. En effet, tous deux bénéficient de locaux adaptés avec des chambres à pression négative et/ou avec un SAS. Par exemple, on dénombre 34 chambres disponibles au service maladie infectieuses et tropicale du centre hospitalier de Nancy. De plus, d’autres hôpitaux de la région pourront prendre en charge des patients comme ceux de Chaumont, de Charleville-Mézières ou encore de Reims.

Les patients qui ont les symptômes du coronavirus sont invités à appeler le 15. Le SAMU est en effet habilité à détecter les cas et à les transférer de manière à ce qu’ils ne croisent pas d’autres personnes. L’ARS rappelle d’ailleurs qu’il ne faut pas se rendre directement aux urgences et bien composer le 15.

  • Quelles sont les conséquences de l’arrivée de l’épidémie dans le Grand Est ?

La propagation du Covid-19 sur le territoire du Grand Est nécessite une gestion particulière. Les rassemblements de plus de 5 000 personnes sont interdits, et les préfets pourront apprécier chaque situation et prendre des arrêtés. Hier en conférence de presse, la question de la tenue des municipales a été évoquée. La campagne et les élections peuvent-elles être maintenues ? Pour l’instant, ni la Préfète de région, ni l’ARS n’ont souhaité se prononcer.

Le rectorat a également pris des mesures. Aujourd’hui, aucune école n’est fermée comme dans les foyers de l’épidémie de l’Oise ou du Morbihan par exemple. Néanmoins, le rectorat a pris la décision d’annuler tous les voyages hors du sol français et tous ceux à destination des clusters.

Tous appellent au civisme de chacun, c’est-à-dire au respect des consignes d’hygiène et de sécurité énoncées par Santé publique France : ne pas serrer des mains et faire la bise, tousser dans son coude et se laver les mains régulièrement au savon ou à l’aide d’un gel antibactérien.

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