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COVID-19 : Le Grand Est à l’étroit ?

“L’heure est grave dans le Grand Est” indique monsieur Thierry Alibert, délégué départemental de l’ARS dans la Marne. En cause, les chiffres présentés ce soir en conférence de presse : 3 292 personnes hospitalisées dans la région, une augmentation de 174 depuis hier soir.

Une tendance nationale qui ne s’améliore pas, ce soir, le nombre de cas confirmés en France est de 29 155, à quoi s’ajoute 1 696 décès. Un pic épidémique serait-il atteint ?

Dans la Marne, 163 hospitalisations sont en cours dans des services dédiés au COVID-19. 64 autres personnes se trouvent en service de réanimation. Et c’est justement là que ça coince, la limite d’accueil de cas importants dans ces services de ccohorting et de réanimation va bientôt être atteint. Le taux d’occupation actuel des services de réanimation étant de 88% dans le département. Les services hospitaliers doivent donc s’organiser, et une solution semble donc avoir été trouvée, le transfert de patients vers des hôpitaux hors région.

Dès demain matin, 10 patients actuellement pris en charge à la clinique de Bezannes seront transférés dans une clinique de Tours. Tout comme 10 autres patients actuellement présents au CHU de Reims qui seront eux transférés à Orléans. De quoi “libérer” 20 lits dans la Marne et subvenir aux besoins qui se font ressentir après régulation du SAMU. D’ailleurs, 15 nouveaux cas ont été adressés en service de réanimation marnais depuis hier soir.

“Les masques ne sont plus un problème” indique le délégué de l’ARS. Plusieurs dizaines de milliers de masques ont en effet été distribués ces derniers jours en zone hospitalière mais aussi en zone libérale. À présent le besoin de blouses jetables, de sur chaussures, et de gants se fait ressentir et semblerait être encore plus difficile à trouver.

Les regards sont aussi tournés vers les EHPAD qui sont touchés de plein fouet par l’épidémie. En effet, les chiffres qui sont tombés ce soir sont alarmants… À l’échelle du Grand Est 35% des EHPAD sont touchés, tandis que dans la Marne cette part représente 22% des établissements. Le département voisin de la Haute-Marne, lui, affiche le taux impressionnant de 54%.

“L’organisation coordonnée entre médecine de ville et système hospitalier apporte un message d’espoir” selon monsieur Alibert.

 

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