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GILETS JAUNES : LA SUITE DU PÉRIPLE CHAUMONT-PARIS

Après 6 jours et 314 km de marche, Yannick Plaisir est arrivé jeudi 1er octobre à Paris. À son arrivée, il a été interpellé et mis en garde à vue jusqu’au lendemain matin. Retour sur les faits. Yannick Plaisir, aide-soignant et gilet jaune a réalisé une marche de Chaumont à Paris pour dénoncer devant l’Élysée les injustices dans sa région.

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Il est arrivé place de la Bastille à Paris à 17 h jeudi dernier où il fut accueilli par des camarades du mouvement gilets jaunes. Quelques minutes plus tard, il reçoit par la police un arrêté préfectoral qui vise à interdire toute manifestation à caractère « gilets jaunes » dans certains secteurs comme celui du 8e arrondissement où se trouve l’Élysée. « J’ai expliqué aux policiers que cet arrêté ne m’entraverait pas dans ma volonté d’achever mon périple seul jusqu’aux grilles élyséennes. », répond Yannick.

Placé en garde à vue

Bien déterminé, le jeune trentenaire est tout de même parti en direction du palais de l’Élysée. Mais à 100 mètres de l’objectif, Yannick est interpellé par les gendarmes et conduit en garde à vue. « J’ai été mis en garde à vue dans un lieu qui n’était pas un commissariat m’ont indiqué les agents qui m’avaient emmené. La suite n’a été qu’une succession d’irrégularités et d’irrespects de mes droits fondamentaux. », explique Yannick qui décrit les cellules comme sales et pleines. Pourtant habitué aux interpellations, il se dit surpris des méthodes de cette opération. « Je ne sais pas si j’ai réellement été en garde à vue. », nous confie-t-il.

Yannick Plaisir a eu une audition abrégée puis est ressorti le vendredi 2 octobre vers 10 h 30. Au bilan, Yannick a écopé d’un rappel à la loi avec interdiction d’être dans le 8e arrondissement notamment autour du palais de l’Élysée pendant 1 mois en plus d’une interdiction dans certains secteurs de Paris pendant 1 an dans le cadre de manifestations se revendiquant du mouvement gilets jaunes.

 « Quand les citoyens réaliseront-ils qu’il manque des ampoules aux pays des Lumières ? »

Yannick ne comprends pas ce qu’il lui ait arrivé. « En tant que citoyen, je ne comprends pas que je ne puisse pas accéder à l’Élysée, gilet jaune au pas. » Le jeune aide-soignant caractérisait pourtant sa démarche comme « pacifique », dans le calme et sans banderoles de protestation. Son objectif était de terminer sa marche symboliquement devant les portes du palais de l’Élysée et rentrer chez lui en train le soir même à Chaumont.  « Je ne représentais aucun danger dans une rue que d’autres passants arpentaient sans être inquiétés. Pourquoi donc toute cette démonstration de force en hommes et matériel pour un seul homme déjà éreinté par 300 km et 6 jours de marche ? », se demande Yannick.

« Je continuerai à désobéir. »

Yannick ne veut pas s’arrêter là, il compte bien arriver aux portes de l’Élysée tôt ou tard. « Je continuerai tant que je n’aurai pas eu ce que je veux. Je désobéirai ». Il prévoit aussi de faire une marche vers Buxelles.

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