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Saint-Dizier : Faut-il revoir le stationnement en centre-ville ?

Ce jeudi soir en conseil municipal, la question du stationnement est revenue sur la table. En effet, à l’ordre du jour figurait une modification des conditions de stationnement.

En réalité, il n’y avait rien de nouveau puisque cela a été mis en place avec la crise de la covid-19, sous la mandature d’Élisabeth Robert-Dehault. Depuis le 1er juin, le stationnement est gratuit à partir de 18 h, contre 19 h auparavant chaque jour de la semaine et les mercredis et samedis après-midi. Néanmoins, cette mesure représente un coût important pour la municipalité puisque depuis 2017 elle fait appel à un prestataire privé, Urbis Park. Elle est donc contrainte de compenser le manque à gagner à la société Urbis Park, ce qui représente 67 543 € HT sur la période de juin à décembre 2020. Pour Quentin Brière, le maire de la ville, cette gratuité est « un signal fort pour inciter les gens à venir consommer en centre-ville. »

La présence d’Urbis Park remise en cause

Avant de passer au vote de cette dépense, Laurent Daval, conseiller d’opposition a pris la parole en affirmant qu’il faudrait repenser le stationnement en ville. « Aujourd’hui, le stationnement payant c’est du racket. Je pense qu’à un moment il faut aller plus loin et remettre en cause la DSP. On a fait la moitié des choses, il faudrait remunicipaliser. » Ce à quoi Quentin Brière rétorque que l’intérêt du stationnement payant est d’éviter les voitures ventouses et permettre une meilleure rotation des véhicules. Mais est-ce vraiment la solution ? Pascale Krebs, élue de l’opposition, défend l’idée de la zone bleue. « Avec ce système, on évite le problème des voitures tampons et la zone bleue permet justement une rotation, qui est du gagnant-gagnant pour les clients et les commerçants. Compte tenu le peu de recettes que cela représente, la zone bleue me paraît une solution adaptée à la taille de la ville. »

Pour l’heure, la municipalité est enchaînée à Urbis Park jusqu’au 31 décembre 2021, date de la fin du contrat unissant les deux. Mais va-t-il être renouvelé par la suite ? « Il faudra se poser la question à la fin du contrat. Doit-on continuer à confier cela à quelqu’un pour qui c’est le métier, mais avec qui l’on manque de souplesse ? Ou faudra-t-il le gérer en régie ? » explique Quentin Brière. « Je suis totalement ouvert, j’ai pu constater les limites de cette DSP », conclut-il.

Alors que l’on reprochait au précédent mandat le manque de dialogue avec l’opposition, il semblerait que là, tout le monde puisse s’exprimer. Il reste néanmoins à voir si cela sera toujours le cas au moment des décisions.

 

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