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Une grille d’évaluation du danger face aux violences conjugales pour les forces de l’ordre

Hier à Chaumont, les ministres Christophe Castaner et Marlène Schiappa ont lancé une grille d’évaluation du danger face aux violences conjugales. Cette grille est commune aux forces de l’ordre, police et gendarmerie.

Ce nouvel outil s’inscrit dans un ensemble de mesures mis en place depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Parmi elles, une plateforme de signalement en ligne a été créée, le 3919 a été renforcé ou encore 5000 places d’hébergement pour les femmes victimes de violences ont été crées. De plus, depuis le 3 septembre, Edouard Philippe, le Premier ministre a lancé le Grenelle des violences conjugales. Ainsi, il espère que ce grenelle permettra que les victimes soient toujours écoutées, prises au sérieux et protégées de leurs agresseurs. Dès lors, pour permettre aux forces de l’ordre qui recueillent les témoignages d’être formés et de bien évaluer le danger une grille a été mise en place. Elle est le résultat d’une concertation avec les associations et les victimes. Les policiers et les gendarmes devront désormais poser ces 23 questions pour établir les différents facteurs de risques. Et ces questions devront être posées avec ou sans plainte déposée. La priorité est en effet de prendre les mesures adaptées afin de mettre la victime et ses enfants à l’abri. Mais elle permettra également, au fil des questions, de libérer la parole des victimes et les convaincre à porter plainte.

Cette grille de 23 questions est divisée en trois parties. La première se concentre sur la victime. Le policier ou le gendarme cherchera alors à savoir si la victime est blessée, comment elle se sent moralement, si elle a peur pour ses enfants… Dans un second temps, il s’agira de se concentrer sur l’auteur des violences. Est-ce qu’il possède des armes à feu ? Est-ce qu’il consomme de la drogue, de l’alcool ou des médicaments ? Est-ce qu’il a des antécédents psychiatrique ? Enfin, il faudra définir le contexte des violences. Cette dernière partie cherchera à connaître l’emprise du conjoint ou de l’ex-conjoint. Ainsi, il faudra tenter de savoir s’il exerce une forme de surveillance et harcèlement par des lettres, des sms, des mails… ou alors si le partenaire essaye de contrôler sa victime en l’empêchant de sortir, de se maquiller, de s’habiller de telle ou telle manière… Aussi, les forces de l’ordre devront se renseigner sur le contexte familial : problèmes financiers, enfants…

Bien sûr, les questions ne sont pas exhaustives et pourront être adaptées à chaque cas de figure. Le principal étant d’avoir une trame commune, et de ne pas passer à côté d’éléments essentiels. A travers ces questions, le ministère de l’Intérieur espère aussi que cela permettra à la victime de prendre conscience du danger qu’elle encourt.

Le lancement de cette grille a symboliquement été fait à l’école de Gendarmerie de Chaumont, qui est la plus ancienne école de gendarmerie du pays. Cette grille sera également transmise à tous les élèves-gendarmes. Un élève de la 499e promotion félicite cette action : « C’est un outil qui va pouvoir nous aider à écouter au mieux ces femmes qui subissent la violence de leur conjoint ou ex-conjoint. Plus nous serons formé à ce sujet, plus nous l’espérons, le nombre de féminicides pourra enfin diminuer. »

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