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Vaccins Pfizer et Moderna : une vague d’espoir après une vague de Covid

Depuis quelques semaines, le mot « vaccin » est sur toutes les lèvres. Après une vague de covid ayant conduit le gouvernement à reconfiner la population, c’est une vague d’espoir qui déferle sur le monde.

La mise en circulation du vaccin contre la covid-19 sur le point d’être accordée

Les laboratoires des sociétés de biotechnologie Pfizer et Moderna sont actuellement dans leurs dernières phases de tests. Ce vendredi, le groupe pharmaceutique américain Pfizer a demandé à la FDA (Agence américaine des médicaments) d’autoriser la mise en circulation de leur vaccin, développé avec leur partenaire allemand BioNTech. En effet, les essais cliniques réalisés depuis juillet 2020 sur 44 000 volontaires ont révélé une efficacité de 95 %, sans effet secondaire grave (légère fatigue et maux de tête largement supportables).

Le 10 décembre prochain, une réunion publique du comité consultatif de l’agence américaine se tiendra pour étudier cette demande. L’autorisation de sa mise en circulation sur le marché pharmaceutique dépendra ensuite des scientifiques de la FDA, l’avis du comité n’étant que consultatif. Si ces derniers autorisent cette demande, les premières vaccinations devraient avoir lieu dès la première quinzaine de décembre aux États-Unis.
L’Union Européenne devrait alors emboiter le pas. En effet, la présidente de la Commission Européenne, Ursula Von Der Leyen, a annoncé que les premiers vaccins au sein de la fédération pourraient avoir lieu dès la mi-décembre.

Un vaccin express mais « efficace » ?

Si le vaccin a été développé en moins d’un an, il suscite de nombreuses interrogations. Surtout lorsqu’on sait que dans les dix dernières années, la durée moyenne de développement des 21 vaccins approuvés par la FDA a été de huit ans, selon une étude parue dans la revue Jama. Pourtant, Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), se voulait rassurant sur le travail fourni par les laboratoires depuis le mois d’avril, dans le Parisien : « On connaissait bien l’agent pathogène, on avait déjà tous les éléments technologiques en notre possession. C’est un virus quand même assez simple, ce n’est pas la grippe ou le VIH. Les industries pharmaceutiques n’ont pas pris trop de risque à développer des vaccins et aller vite dans l’outil de production. »

Efficace à 95 %, le vaccin offrirait une durée de protection d’au moins un an, selon les propos du directeur général de BioNTech, Ugur Sahin. Il nécessiterait une double injection pour se révéler efficace. Il faudra donc attendre un mois après la première injection pour se considérer immunisé. Partout dans le monde, les premières personnes à en bénéficier seront les personnes dites à risques, qui représentent entre 20 et 25 % de la population.

Lors de sa prise de parole, prévue ce mardi 25 novembre, le président de la République, Emmanuel Macron, pourrait préciser les modalités de la stratégie de vaccination du gouvernement français. L’espoir de voir les premiers vaccins distribués rapidement dépend désormais des autorités sanitaires concernées, qui doivent encore donner leur feu vert.

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