Protéger les cultures, la mission des lieutenants de louveterie

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La faune sauvage continue de ravager de plus en plus les cultures au grand dam des agriculteurs. Les pertes causées par ces nuisibles s’estiment désormais en millions d’euros. Pour essayer de limiter les dégâts, des lieutenants de louveterie font la garde le soir afin de chasser les animaux problématiques.
La faune sauvage continue de ravager de plus en plus les cultures au grand dam des agriculteurs. Les pertes causées par ces nuisibles s’estiment désormais en millions d’euros. Pour essayer de limiter les dégâts, des lieutenants de louveterie font la garde le soir afin de chasser les animaux problématiques.

L’inquiétude dans son regard traduit la gravité de la situation. Depuis des années, la Meuse fait partie des départements les plus touchés au niveau national par les dégâts causés par la faune sauvage. Une véritable catastrophe pour les agriculteurs. 

Ce sont des hommes de l’ombre. Des bénévoles chargés de protéger les cultures. On les appelle les lieutenants de louveterie

Une mission délicate

À chaque sortie, ils sont sollicités par la Direction Départementale des Territoires de la Meuse. Ils sont en quelque sorte les médiateurs entre les agriculteurs et les chasseurs. 

Ce soir, leur objectif est de protéger les champs de maïs d’une agricultrice, très ravagés par les sangliers. 

A l’aide de caméras thermiques, les lieutenants louvetiers peuvent repérer facilement les animaux nuisibles dans les cultures. En cas de nécessité, ils sont même autorisés à tirer sur certains d’entre eux, comme les sangliers notamment. 

Des sorties chaque soir

Ces deux lieutenants ont désormais l’habitude. Pas de bruit et concentration maximum. La proie est abattue. À la demande de l’agricultrice, ce sanglier de 50 kg lui sera directement remis à la ferme, afin d’être consommé. En attendant, mission réussie pour les lieutenants de louveterie qui seront de nouveau sur le terrain la nuit suivante.

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