Selon les informations recueillies par L'Union, les faits reprochés se seraient déroulés entre septembre 2021 et janvier 2023 pour certaines élèves, et de septembre 2022 à janvier 2023 pour d'autres.
Des comportements jugés inappropriés
« Je nie toutes les accusations, je ne reconnais pas les faits », a déclaré le prévenu à la barre. Pourtant, sept lycéennes, trois de seconde et quatre de terminale, avaient signalé son attitude à la direction de l'établissement en janvier 2023. Elles lui reprochent une proximité excessive, des contacts physiques non souhaités sur les épaules, les bras et les cheveux. Ce comportement, décrit comme « lourd » et « intrusif », a également été signalé par d'autres élèves ainsi qu'une enseignante.
Le professeur est aussi accusé d'avoir fait des remarques à connotation sexuelle et de s'être immiscé dans la vie intime des élèves. Certaines d'entre elles affirment qu'il leur demandait spécifiquement de retirer leur veste en classe. Un geste que l'enseignant justifie par une « exigence de respect » et un problème de vision. L’affaire avait conduit à sa suspension par l'éducation nationale. Il avait été sanctionné d'un blâme avant de reprendre son poste en septembre 2023.
Une condamnation prononcée
Face à ces témoignages jugés « cohérents et sans exagération » par les experts, le tribunal a retenu la culpabilité de l'enseignant. Condamné à douze mois de prison assortis d'un sursis probatoire de deux ans, il devra suivre une obligation de soins et ne pourra plus entrer en contact avec les victimes. Son nom a également été inscrit au Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais), une base de données destinée à faciliter l'identification des auteurs de telles infractions et à prévenir leur répétition.