Rencontre avec la championne de France de derby cross

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Passionnée par les chevaux depuis toute petite, Charline Arbogast, originaire de Bar-le-Duc (Meuse), a été sacrée championne de France de derby cross, une discipline rigoureuse et complète. En octobre dernier, elle est devenue la première cavalière de la région Grand Est à remporter ce titre.
Passionnée par les chevaux depuis toute petite, Charline Arbogast, originaire de Bar-le-Duc (Meuse), a été sacrée championne de France de derby cross, une discipline rigoureuse et complète. En octobre dernier, elle est devenue la première cavalière de la région Grand Est à remporter ce titre.

Un sacre qui vient récompenser des années de passion et d’entraînement acharné. La meusienne Charline Arbogast, 26 ans, a marqué les esprits en remportant le titre de championne de France de Derby Cross à Fontainebleau. 

Une discipline exigeante 

Le Derby Cross est un sport qui allie vitesse, agilité et technique. Les cavaliers doivent franchir un parcours semé d’obstacles mobiles et fixes. Cette discipline demande une grande complicité entre le cavalier et son cheval, ainsi qu’une excellente condition physique

Rentre aussi en compte un aspect très technique puisqu’il s’agit de réussir le parcours dans un temps imparti. Pour cela les cavaliers sont équipés de chronomètres au poignet afin d’ajuster leur allure. L’objectif final est de franchir la ligne d’arrivée au plus près du temps optimal, qui était ce jour-là de 2 minutes et 26 secondes, sans faire tomber aucunes barres d’obstacles mobiles et sans que le cheval ne refuse de sauter ou contourne les obstacles

Ce titre de championne de France sonne comme une consécration pour Charline et un apogée dans la carrière sportive de Tolkien, son cheval de 18 ans « Je ne m’y attendais pas du tout mais c’est formidable, je me dis que la boucle est bouclée ».

La combinaison gagnante 

Charline et Tolkien, c’est une équipe qui fonctionne. Le lien entre la cavalière et le cheval est essentiel. « Il est comme un membre de ma famille ». Leur complicité se ressent lors des épreuves et devient indéniable lors de l’annonce de leur titre de champions.

Mais derrière la victoire se cache une réalité plus complexe. L’équitation est un sport coûteux et exigeant. Acheter, prendre soin des chevaux et participer aux compétitions créent des dépenses conséquentes. Charline estime à 650 euros par mois le coût moyen pour s’occuper de ses deux compagnons à quatre pattes. « C’est le principe de la passion, c’est un peu déraisonné parfois », plaisante-t-elle.

Loin de se reposer sur ses lauriers, Charline a déjà de nouveaux objectifs en tête. Elle souhaite se consacrer à la formation de Melkior, un jeune cheval de 3 ans plein de promesses. « J’aimerais qu’il puisse un jour prendre la relève de Tolkien ».

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Paul Deswattines

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